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PTZ : pourquoi faut-il en profiter cette année ?

Depuis 25 ans, le prêt à taux zéro (PTZ) a permis à de nombreux primo-accédants de devenir propriétaires de leur résidence principale. Une aide déterminante pour les jeunes et les ménages les plus modestes qui souhaitent investir dans l’immobilier. Mais, depuis son entrée en vigueur, le PTZ est soumis aux décisions des gouvernements successifs et des banques. Sa fin est programmée pour le 31 décembre 2021.

Jusqu’à 40 % d’un projet immobilier sans payer de frais de dossier, ni intérêts

Depuis de nombreuses années, le PTZ aide les ménages primo-accédants, c’est-à-dire n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale durant les deux dernières années, à accéder à la propriété immobilière. En pratique, ceux-ci bénéficient d’un prêt complémentaire à un prêt principal, celui-ci sans payer de frais de dossier ni d’intérêts. Le PTZ peut représenter entre 20 et 40 % du projet selon la zone géographique où se situe l’achat et sa nature, neuf ou ancien. Pour rappel, le PTZ est complémentaire au prêt conventionné, au prêt d’accession sociale (PAS), au prêt épargne logement et au prêt d’Action logement. Pour en bénéficier, il faut en faire la demande à une banque ayant signé une convention avec l’Etat et conserver le bien acquis pendant au moins six ans après l’acquisition, au titre de sa résidence principale.

Le PTZ finalement maintenu pour un achat dans le neuf en zones rurales

Depuis son entrée en vigueur en 1995, le PTZ a été remanié pas moins de sept fois, en fonction des changements de gouvernements, des politiques bancaires et des projets de loi de finances annuels. Le PTZ finalement maintenu pour un achat dans le neuf en zones rurales Cette année, il est toujours possible de bénéficier du prêt à taux zéro pour un achat dans le neuf en zones tendues, A, Abis et B1 (Paris et la région parisienne, la côte d’Azur, les villes de plus de 250 000 habitants comme Bordeaux, Lyon et Toulouse). Quant aux zones les plus rurales, B2 et C, elles bénéficient finalement du maintien du dispositif pour un achat dans le neuf. Pour le PTZ dans l’ancien, rien ne bouge à condition de réaliser des travaux de rénovation dont le montant représente au moins 25 % du coût total du projet.

Quel avenir pour le PTZ dans un contexte de taux bas ?

Si le PTZ est pour le moment maintenu, les incertitudes sont nombreuses et sa disparition, annoncée pour le 31 décembre 2021, pourrait avoir des conséquences pour les acquéreurs les plus modestes. En 2018, déjà, le recentrage du dispositif avait réduit de plus de 30 000 le nombre de bénéficiaires par rapport à l’année précédente. Soit 123 477 PTZ accordés en 2017 contre 90 000 en 2018. Depuis 2016, la Cour des comptes alerte les politiques sur le coût du PTZ. Une mise en garde qui pourrait raisonner davantage dans les mois à venir. La baisse des taux et les conditions de financement favorables permettent, en effet, au plus grand nombre d’accéder à la propriété. Bien que le PTZ soit maintenu jusqu’en 2021, le désengagement de l’Etat pourrait être plus marqué à terme.