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Taux, PTZ et CITE : comment s’annonce le marché de la construction en 2020 ?

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) vient de publier ses prévisions pour l’année 2020. La filière du bâtiment pourrait connaître une hausse mineure de 0,8 %, en deçà des chiffres pour 2019 estimés à 1,2 %. Mais ce qui est qualifié d’un « atterrissage en douceur » pourrait être bien moins doux que prévu si les taux des crédits immobiliers viennent à remonter, si le prêt à taux zéro (PTZ) est supprimé et si le CITE est recentré.

Secteur de la construction en 2020 : l’impact du PTZ

Jeudi 12 décembre dernier, la FFB sous la houlette de son président, Jacques Chanut, a annoncé ses prévisions pour le secteur de la construction en 2020. Alors que 2019 devrait se solder en hausse de 1,2 %, 2020 devrait connaître elle aussi une hausse, mais plus mesurée celle-ci, de l’ordre de 0,8 %. Des chiffres à considérer avec prudence toutefois, car ils ne tiennent pas compte de l’évolution conjoncturelle l’année prochaine. Quid du PTZ tout d’abord ? Ce dispositif, cher au cœur des ménages primo-accédants, sera toujours éligible pour un achat dans le neuf en zones A, A bis et B1 et dans l’ancien en zones B2 et C l’an prochain. Alors qu’il devait être supprimé pour une construction en zones rurales au-delà du 31 décembre 2019, les députés et les sénateurs ont voté son maintien jusqu’au 31 décembre 2021 grâce à l’article 50 bis du projet de loi de finances. Mais cette mesure n’a pas encore fait l’objet d’un vote définitif et l’incertitude demeure. À la clé ce sont quelques 20 000 emplois et 12 000 primo-accédants qui sont menacés.

Remontée des taux, évolution du CITE : la Fédération Française du Bâtiment dans l’incertitude

Autre point déterminant, l’évolution des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Le 12 décembre dernier, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a publié un communiqué dans lequel il donne aux banques un certain nombre de recommandations à suivre pour préserver un équilibre économique menacé par des pratiques jugées laxistes. Parmi elles, il s’agit de respecter un taux d’endettement strict des ménages qui ne doit pas dépasser 33 % ainsi qu’une durée maximale des crédits fixée à 25 ans. S’il ne s’agit pour l’heure que de bonnes pratiques à mettre en place, les professionnels estiment que cela pourrait engendrer une prochaine, bien que très légère hausse des taux. Si ces garde-fous ne sont pas respectés, le HCSF pourrait durcir le ton et pourquoi pas exiger davantage de garanties et de capital de la part des emprunteurs. Enfin, la FFB redoute également la transformation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en une prime, ce dès janvier 2020. Pour l’heure, les professionnels devraient bénéficier des incertitudes conjoncturelles et des délais de mise en place des nouvelles mesures. Mais si le début de l’année devrait rester à l’équilibre, les incertitudes sont grandes sur le second semestre.